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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 16:55
  Aux doigts des femmes, souvent, les héritages.




















Toutes ces bagues léguées, avec leur poids qui n'est pas que celui de la pierre. J'ai parlé de quelques unes d'entre elles,
de ce qu'on a reçu et comment on le réapproprie avec sa propre main, son propre faire,
de comment ça nous accompagne
des témoignages ainsi portés, qui vont plus loin que le vécu, que le visible
de ce qu'on en donnera soi-même

Liens, héritages, attachements à l'ascendance et à la descendance. La main comme un arbre généalogique : si elle a des branches, c'est bien pour qu'on y accroche quelque chose.

Mais c'est sur la main aussi que l'on attache les signes de nos liens consentis. L'alliance, bien sûr, c'est le départ possible, ou bien la validation des engendrements. C'est la même histoire sans doute : s'inscrire dans un passé, se projeter dans un futur,  faire qu'il y ait du lien entre les deux, et que ce lien soit constitué de tous nos attachements.

(Leurs deux noms gravés à l'interieur des alliances, en si petit qu'il faut une loupe, en si petit que c'est comme un secret entre eux)

(Le marié, faisant la vaisselle, lendemain de la fête, et disant à la mariée : "c'est bizarre cette sensation de la bague, j'ai l'impression d'avoir un pansement au doigt")

C'est la même histoire sans doute, mais moi j'ai vu aussi ces deux mains couchées côte à côte comme une promesse de faire dormir de la même façon les corps qui les prolongent, sans autre souci que celui-là. J'y ai vu aussi un attachement au présent.
          Longue vie au présent.

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Published by cécile portier - dans A mains nues
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commentaires

celine 27/05/2009 18:36

mon compagnon porte l'alliance de sa grand mère, sa mère la lui a donné le jour de son décès, des fois quand j'en ai marre, je lui dis qu'il est marié avec une morte

cécile portier 27/05/2009 18:45


c'est étrange, dans mon article j'allais déclarer comme une vérité absolue que seules les bagues de fiancailles se léguaient, pas les alliances... Sur les alliances portées à d'autres doigts
que les doigts promis, connais-tu la nouvelle, la Venus d'Isle?


Steph 26/05/2009 07:47

Le présent - pour y dormir ? - ; pas faux comme les amants - accouplés déjà - sont hors le temps, dans la nature qui sommeille, prêts à laisser leur place : repus, repos.

cécile portier 26/05/2009 12:02


peut-être qu'habiter l'espace de son sommeil, c'est déjà la possibilité d'habiter mieux sa vie. Que ce présent là nous est mieux donné que celui de la veille, perpetuellement pollué de
projections,de regrets. Merci pour votre visite, et pour vos textes sur phixions


PhA 25/05/2009 22:11

Devenues jumelles.