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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 12:26

 

Photo0413

 

Derrière une vitrine : un trou. Ce n'est pas tous les jours, un trou en vitrine. Les trous d'habitude on les cache. Les trous sont honteux, c'est comme ça. On met toujours quelque chose par dessus un trou, une culotte, un bouchon, un couvercle, une chape de béton, une anti-sèche. Ca dépend des trous.

Mais voilà, ce jour là, le trou était en vitrine. Ca laisse tout loisir pour penser soi-même quoi mettre par dessus ce trou, derrière cette vitre. Quoi exposer une fois qu'on en a fini avec le trou, qu'on pense en avoir fini avec le trou.

On pourrait y faire voir tout plein de beaux produits, tout plein de pleins qui feraient oublier le trou.

Ou alors, on se trompe. Le trou n'est pas provisoire. Ce n'est pas un chantier destiné à autre chose qu'à lui-même. Le trou, devenu sa propre finalité. Le trou exposé. Mais une exposition de trou, est-ce encore un trou?

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commentaires

D

Décidément, merci à ce blog militant, éduquant sans trêve le vaste public par le truchement du seul langage qu'il soit susceptible d'entendre : un soupçon de pédagogie, mêlé de pas mal de sexe.
Oui, écoutons les trous, ils nous parlent tant. Certains n'hésitent d'ailleurs pas à les plagier honteusement, sans citer leurs sources. Juste à titre d'exemple, la phrase entendue le plus pendant
la gréve des raffineries, scandaleusement pompé sur le vade-mecum du parfait trou.
A savoir : "Alala, si je pouvais faire le plein, je serais comblé".


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C


C'était votre Clio qui criait comme ça?



D

C'est bien les femmes! Toujours à faire du lèche-vitrines! Toujours prêtes à dépenser, à acheter, faire tourner la machine infernale! Négocier du vide, du vide en soldes, au rabais... (Ouf! D'une
certaine façon, je m'en sors bien, non, de votre trou?! Un piège odieux, dont je ne vous aurais jamais cru capable! Défilé des commentaires à suivre de très près!!;)


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C


Un piège odieux, dites-vous? Mais la vitrine sert de garde-fou!



C

là, ça m'le troue ^^(désolé...) :)


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C


Eh bien voilà! L'auteur s'échine à faire une métaphysique enchevétrée du vide et de la pornographie sur fond de société de consommation et de spectacle, et on la récompense comment? Avec un
morceau de gruyère!