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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:50

SolemnWishesPSV-EN-Cpoints de vie

C'est la première année où la fiction du Père Noël n'a plus lieu d'être maintenue dans le foyer de Nathalie : enfants trop grands. En revanche, tout le monde à la maison réclame que la fiction des cadeaux tombant du ciel soit maintenue à un niveau au moins équivalent à celui de l'an passé. Il faut donc faire avec la double contraction du budget et des croyances.
Ce que les enfants réclament : des jeux vidéos. De ceux qui racontent des histoires qui évoluent avec les boutons poussoirs des manettes. De ceux qui font qu'on maîtrise à bout de doigts le destin d'un personnage. On fait telle action, le personnage perd 50 points de vie. On fait telle autre, il en gagne 20.
Nathalie aussi parfois se sent agie comme cela, par la pression d'un bouton pressoir externe, parfois trop lourd, parfois maladroit, parfois chanceux.
Elle se dit cela et puis l'instant d'après hausse les épaules : ce serait un drôle de joueur, moins crédible que le Père Noël, celui qui lui ferait cette vie là. Une vie comme une fiction sans rêverie. Une guerre sans explosion et sans héros.


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Published by cécile portier - dans Simple Appareil ®
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commentaires

Depluloin 20/12/2009 13:37


Ah moi qui ai ma petite idée sur les enfants, je m'abstiens de tout commentaire!

Petite racine mais les branches s'étendent à merveille! (On a déjà dû vous sortir un truc de ce genre!)


dominique boudou 19/12/2009 17:19


Ce joueur existe mais il est sans visage.


petite racine 17/12/2009 18:56


Merci beaucoup Brigitte!


Brigitte giraud 17/12/2009 14:39


Juste ceci, très beau libre que le vôtre. Une écriture poétique et dans le peu, c'est-à-dire qu'elle creuse par le dedans. Et ces choix possibles, ces deux hommes en contrepoint, ces faiblesses,
ces ruminations, des paysages aussi tout autout,des urbains, des sans âme, des no man's land, tout cela qui accroche le regard du lecteur, et puis quelques pépites trouvées dans la langue. une
maîtrise du personnage dans sa complexité et son errance. Bravo ! Magnifique, je le recommanderai auprès de mes ami(e)s. Bonne journée.


delest 17/12/2009 11:33


Il fut un temps où ils se contentaient d'un pistolet à bouchon. Le mort tombait en disant : "la prochaine fois, c'est ton tour". Oui, les enfants aiment tuer. Il arrive que les adultes aient en
horreur cette maladie-là ; il arrive même qu'ils en guérissent réellement.
Il n'arrive jamais qu'ils sachent en parler vraiment.