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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 21:11


Identité nationale. C'est un débat qui laisse Nathalie perplexe. Sa propre identité lui semble si incertaine, déjà, elle pourtant bien moins complexe qu'une nation. Et si elle tente de se projeter comme élément constitutif, infinitésimal, de cette nation française, le doute la reprend. Elle, dont les origines se perdent vite dans l'oubli, sent bien qu'elle n'est pas française depuis si longtemps que cela.
Du côté du père, ce nom de Pages, venu de l'occitan, et qui signifie le paysan. Un nom qui vient d'une langue mise au pas, pour désigner une classe subalterne, pas de quoi se sentir appartenir.
Du côté de la mère, c'était Lenoir. Noir par rapport à qui? L'ironie est que le noir s'est porté, dans l'histoire de cette famille, sur les pieds, puisque pieds noirs ils sont devenus, c'est leur identité, depuis 1962. Et avant cela, dans cette famille toujours, l'identité nationale leur semblait plus vaste et plus puissante, et comme à étages. En tout cas ce n'était pas une question. Du moins pas pour eux.
Et si on remonte un peu, du côté de la mère, la mère de la mère de la mère, ça donne des noms vraiment pas français, des noms du Nord, des flandres certainement, des noms qui reconduisent encore une fois son identité aux frontières.
Bien sûr elle sait qu'on ne doit pas confondre identité et origine. Mais à partir de combien de temps passé?

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 00:02

Photographie Ernest Puerta

Nos bibliothèques tiennent sur nos paumes, ces paumes puissantes capables de tenir le couteau, le couteau qui racle la chair d’un homme pris vivant, qui dépèce ses muscles, tout, jusqu’à l’os, du poignet jusqu’à l’épaule. Des paumes puissantes capables de faire ça. Et après se les laver. Parce que nous ne sommes pas des saints. Nous savons. Nos mains sont rouges. Couleur incrustée dans la masse. Alors nous tenons nos mains occupées, grève du meurtre ici et aujourd’hui ! Sur les lignes de vie, nous lisons les textes que nous avons palmcastés. Des textes, des images, du son. Nos bibliothèques sont sur nos paumes : nous avons développé à force de temps et d’accidents des formes nouvelles de partage et de vie. Nous sommes des hommes de main, volatils, inquiétants.

Nous suivons Kafka et nous le devançons, entre les lignes aujourd’hui je lis : la littérature est un bond hors du rang des meurtriers. De la pulpe des doigts, sur ma paume, j’écris ces mots que déjà vous lisez et j’envoie. Et ça part, c’est parti, pour frapper en plein dans le corps des vivants. Nos mains sont vertes.

Mais nous savons. Nous ne sommes pas des saints. Demain, il faudra recommencer. Nos mains sont rouges. Sisyphe, va, va te rhabiller.




Invitation croisée entre Juliette Mezenc et moi par le jeu des  vases communicants, initié par François Bon, animé par Jérôme Denis et Pierre Ménard. Grand plaisir

Les autres vases :
paumée et Tentatives
frédérique martin et humeurnoirte
balmalok et lignes de vie
enfantissages et la méduse et le renard
36 poses et la vie dangereuse
journal écrit et liminaire
à chat perché et kms
zoë lucinder et biffures chroniques

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Published by cécile portier
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 19:48


Hier c'était jour des morts. Nathalie a pensé à la longue chaine de générations dans laquelle elle s'insère. C'est une écriture d'elle-même comme une autre, cette arborescence des héritages. Déjà elle n'est plus le dernier fruit de l'arbre.

Et surtout, elle sait que parmi les noms qui figurent dans ses ascendants, certains ne sont plus, certains vont devenir illisibles. Biffures du temps.


A ces disparus, il faudrait ajouter ceux qu'aucune inscription dans les livrets de famille n'est jamais venue officialiser, les enfants non nés.


De l'effacé en amont, de l'inconnu en aval. Cela laisse peu de place aux choses écrites pour se confirmer à soi-même son existence.


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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 11:22



Et pendant ce temps, que fait Nathalie? Elle essaie de ne pas se poser de questions.
Elle a décidé de cesser, pendant cette semaine de congés scolaires, ses recherches d'emplois. De toute façon il faut bien que quelqu'un s'occupe des enfants. Donc, elle s'en occupe. Et que fait elle? Que font-ils?
Ils regardent la télé. Bien sûr ils ne font pas que ça. Mais quand ils ont épuisés leurs idées d'occupations, d'activités, ils allument la télé.
Si bien que Nathalie augmente considérablement, ces derniers temps, son absorption par le petit écran.
Alors qu'en temps "normal", celui où elle travaille, elle se situe très en dessous de la moyenne de sa catégorie de femme active moyennement diplômée habitant intra muros, et n'écoute distraitement que les infos du 20 heures, par les portes ouvertes de la cuisine et du salon, elle se retrouve aujourd'hui en haut des consommations réservées aux femmes aux foyers, 26 heures par semaine, pas loin de 4 heures par jour, et même souvent, elle s'asseoit devant.
Sans habiter dans la télévision, on peut dire qu'elle y séjourne. Parfois elle trouve ça marrant.

C'est les vacances, c'est la vacance.


Graphique bricolé à partir des données de la grande enquête du ministère de la culture sur les pratiques culturelles des français.
+ biblio : Choé Delaume, J'habite dans la télévision, et Christian Prigent, Le monde est marrant (vu à la télé), voir liens ci dessus
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Published by cécile portier - dans Simple Appareil ®
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 22:27

 

Ma fille, il y a quelques jours :

 

-         Maman, c’est fort comment un cyclone ?

 

Moi, en lavant la vaisselle, en pensant aux choses à faire, aux choses à écrire, en surveillant la casserole sur le feu (moi : un gérondif tourbillonnant, peut-être pas assez présent)

 

-         Très fort ma chérie

-         C’est fort comme quoi ?

-         C’est très très fort, ça peut détruire… Euh… Quand ça passe sur un arbre, ça détruit l’arbre.

-         Et ça peut détruire une voiture aussi ?

-         Oui

-         Et une maison ?

-         Oui, ça peut

-         Et un immeuble ?

-         Mm, mm

-         Et, une ville ?

-         Mm, mm

-         Une ville, t’es sûre ?

-         Oui, si c’est une petite ville ça peut

-         Mais pourquoi maman quand je te pose des questions tu réponds toujours par Mm mm ?

-         Eh bien, parce que…

-         Mais si c’est une grande ville maman, ça peut la détruire ?

-         Euh, oui, si elle n’est pas très solide

-         Mais si elle est très solide, elle n’est pas détruite ?

-         Le cyclone peut quand même faire des dégâts. Mais ne t’inquiètes pas, à Paris il n’y a pas de cyclone

-         Mais qu’est ce que ça peut détruire encore, un cyclone ?

-         Je ne sais pas, moi… Plein de choses…

-         …. Et est-ce que ça peut détruire ma question ?

 

Entendre ça, cette petite phrase haut perchée, ce fut comme se retrouver exactement dans l’œil calme dudit cyclone.

La maman machinale sortit brusquement du gérondif pour se retrouver nez à nez avec le Verbe, mais ce n’était pas le mien.

Entendre ça, ça force à faire des constats. Principalement celui que je m’épuise chaque jour à approcher seulement, et de loin, ce qui venait d’être dit ici de façon fulgurante et précise. A approcher cela, que la seule chose de nous indestructible, c’est notre question.

Que dans sa fragilité, elle est plus résistante que notre chair, que tous les bétons armés que nous avons construit pour protéger notre chair.

Notre question, ce n’est pas seulement, pas exactement notre parole, qui peut se dissoudre en bavardages, se moisir en héritages, s’éparpiller à tous les vents.

Notre parole est une maison que les cyclones, même doux, pulvérisent.

Tandis que notre question, elle, est un pur cyclone. Elle en a tout : avec son trou au dedans (béance calme ou abîme), beaucoup de déplacements, et une grande circulation de sens tout autour.

C’est pour cela que notre question ne sera pas détruite.

Ce qui ne veut pas dire qu’elle restera.

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Published by cécile portier
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 21:05


Revenons maintenant à Nathalie Pages, mais en restant sur cette question de nos périmètres, de nos territoires. Bien sûr cela n'a rien à voir. Nathalie est totalement libre de ses mouvements, et s'en réjouit chaque jour.
Observons donc, par exemple, la liberté de ses mouvements à l'intérieur de son appartement.
Au bout de seulement quelques jours d'enregistrement, on peut constater que ceux-ci suivent des cheminements réguliers, et peuvent être classés selon une typologie assez simple : il y a les déplacements du matin, et les déplacements du soir.


Les déplacements du matin commencent à partir du lit, filent aux toilettes, vont dans la cuisine préparer café et petit déjeuner, reviennent à la chambre pour chercher les habits, font des courtes haltes dans les chambres des enfants pour les réveiller, arrivent à la salle de bains, puis de nouveau cuisine, puis salle de bain - lavage de dents, puis sortie.

 

Les déplacements du soir sont moins saccadés, du fait de la fatigue, et se concentrent sur l'espace de la cuisine : préparation du dîner, débarassage de la table. A noter une brêve incursion au salon pour vérifier le programme à la télé, debout devant le canapé, puis l'abandon, le lit rejoint, le sommeil.

 

Les déplacements de Nathalie seraient-ils aussi prévisibles et contraints que ceux dont on voit parfois la trace dans des pelouses d'été, et que les enfants nomment "autoroutes à fourmis"? Ses cheminements seraient-ils tant canalisés qu'il n'y aurait pas finalement besoin de la notion de surface pour définir le lieu où se tient sa vie, mais seulement du mince vocable de ...ligne?

(Et cela, alors, ne serait pas dû seulement à son statut de personnage écrit).

Rassurons-nous, il existe au moins un moment par semaine où Nathalie prend possession, par ses gestes, de la totalité de son espace : c'est le jour où elle fait le ménage.


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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 22:04


Si Julie n'entend plus le voisin sortir entre minuit trente et minuit quarante cinq, ce n'est pas qu'il est mort. Ce n'est pas non plus qu'il est parti.
Du moins, oui, pendant tout un moment il n'était plus là, Julie avait remarqué cela, qu'on ne le croisait plus, que sa boite aux lettres était très pleine.A peine Julie avait vu une dame un matin ouvrir sa porte, prendre son chien, l'emmener. Puis, plus de nouvelles.
Mais depuis une semaine il est de nouveau présent, c'est attesté, et son chien aussi est là. Son chien, une espèce de Rottweiler très souriant.
Le voisin est là et pourtant, entre minuit trente et minuit quarante cinq : silence de la machine.

Ce qu'il faisait avant, entre minuit trente et minuit quarante cinq, est sans mystère : il sortait son chien. Il prenait le prétexte de sortir son chien pour se sortir lui-même une dernière fois avant sommeil. Et il faisait un long tour, toujours le même, avec les mêmes arrêts, et sans petit sac en plastique pour ramasser (si) besoin. Qui aurait été là pour contrôler, entre minuit trente et minuit quarante cinq, les déjections canines laissées dans la rue Géo Chavez?
Ce n'est certainement pas pour cette infraction qu'il a été un jour interpellé.
Mais toujours est-il que son absence de plusieurs semaines, ce n'était pas des vacances.
Le voisin revient de prison.
A vrai dire il n'en est pas tout à fait sorti, même s'il est revenu.
Car s'il ne sort plus entre minuit trente et minuit quarante cinq désormais, c'est qu'il porte un bracelet électronique, et que ses horaires de sorties autorisées ne sont plus si tardifs. Désormais son chien se promène aux heures ouvrables, et sur un périmètre réduit : un carré noir pour sorties diurnes.


Carte : itinéraire des anciennes sorties nocturnes du Rottweiller, et du nouveau périmètre de sortie autorisé. Je précise, que justement ce texte est d'un imprécision toute romanesque (la bonne excuse) sur les réelles conditions du bracelet électronique. Pour y remédier, voici une première 
description du dispositif, un témoignage parmi d'autres, une interview de Florence Aubenas, Présidente de l'Observatoire international des Prisons, prenant position en septembre sur le projet de loi pénitentiaire, et surtout, le lien vers le site de l'OIP et notamment sur la loi désormais votée.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 19:09



Ce qui ferme la bouche de Julie, c'est un autre silence. Le silence d'une machine, d'un témoin. Julie souffre de l'absence d'un bruit qui, avant, rythmait ses nuits.
Car depuis quelques années Julie s'endort au rythme de l'ascenseur. Son lit, logé dans un renfoncement de la chambre qu'elle partage avec sa demi-soeur, longe la cloison de la machinerie (voir plan). Dès que l'ascenseur est appelé elle entend le vombrissement de la machine. Au début, ce bruit la génait, l'exaspérait. Puis, elle s'est mise à l'étudier, à l'attendre. Progressivement elle a pu distinguer, rien qu'à l'ouïe, quels sont les étages desservis. Elle a fait des recoupements : horaires, étages, noms sur les boites aux lettres d'en bas. Elle a développé une science aussi fine que celle des sioux collant leur oreille aux rails : elle sait que le premier déclenchement de l'ascenseur à 5h25 le matin, c'est le voisin du premier qui part superviser les ménages dans des bureaux de la Défense. Elle sait qui sont les gens qui rentrent manger entre midi et deux.  Elle sait quels enfants rentrent de l'école à 16h30, quels autres vont à l'étude. Elle a même repéré qu'entre 15h30 et 16h00, l'ascenseur descend du quatrième, où habite Monsieur ..., célibataire, au second, où habite Madame ..., mariée mais dont l'époux travaille, et qu'une demi-heure plus tard l'ascenseur fait le chemin inverse.
Elle sait tout ça, à force d'écoute attentive, allongée dans son lit à telle ou telle heure du jour.
Elle connait tous les rythmes intimes de l'immeuble, la rumination incessante de ses habitants.
Et cela bat la mesure de sa propre vie désormais. A tel point qu'elle ne s'endort jamais avant d'avoir entendu le dernier appel de la machine,entre minuit trente et minuit quarante cinq. C'est l'heure du voisin de palier, celui qui appelle toujours Nathalie, sa mère, par son prénom. Chaque jour normalement à cette heure il sort, et cette heure incongrue interroge Julie. L'interrogation se prolonge en rêverie. Puis la rêverie se dilue dans le long sommeil de la nuit.
Or, depuis quelques jours, entre minuit trente et minuit quarante cinq, la machinerie de l'ascenseur reste silencieuse, et Julie ne s'endort plus.

Graphique : fréquence et horaires de déclenchement de l'ascenseur (sans données communicables)
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 20:00

 



Si Nathalie cherche à se divertir avec un Banco, c'est qu'une préoccupation sombre la travaille, qu'elle voudrait pouvoir fuir.
Depuis quelques jours, Julie, sa fille aînée, ne parle plus. Elle est là, elle participe aux repas, débarasse son assiette, puis s'en va dans sa chambre et on ne la revoit plus de la soirée. Elle est là, mais elle est hors d'atteinte.
Aucun conflit ouvert à signaler ces derniers jours, pourtant.
A peine, sur le visage de Julie, une pointe d'agacement l'autre jour, quand Nathalie lui a rendu ses clés qu'elle avait emporté par mégarde.
Cela suffit-il à provoquer un tel mutisme?
Nathalie cherche une autre cause. Elle interroge Julie. Plusieurs fois elle tente :

   - Mais qu'est-ce t'as?
   - Rien, rien (sur un ton, selon les moments, nonchalant ou exaspéré)

Nathalie se demande quoi faire. Elle a conscience que sa réaction ne peut être la même selon ce que le silence recouvre. Mentalement, elle construit un arbre de décision. Elle tente de sérier les hypothèses, de mettre en face de chacune d'elle une réaction appropriée.
Elle en déduit trois stratégies d'action possibles :
- consulter un médecin
- ne rien dire, ne rien faire, ça va passer tout seul
- la laisser venir avant d'agir

Elle mesure l'absurdité d'emmener sa fille chez le médecin sans aucune conversation préalable. Or, c'est justement cela qui est impossible. Elle se rabat donc sur "ça va passer tout seul" ou bien "la laisser venir avant d'agir", ce qui revient au même, une position d'attente, un "ne rien faire" craintif, car si jamais c'était grave?

Mettons, par exemple, qu'elle ne soit pas malade. Mettons qu'elle cache quelque chose. Mettons que ce soit grave. Mettons qu'elle ne soit pas enceinte. Mettons qu'elle ne se drogue pas. Mettons qu'elle ne soit pas prête à en parler. Est-ce que vraiment, ça va passer tout seul?

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:03


Avant de partir chez Manpower pour vérifier quelle mission pourrait lui être proposée, Nathalie a fait ce matin un petit crochet par le buraliste, pour l'achat d'un petit rêve à faible mise. Manière de s'échapper de la peur du déclassement, s'imaginer à la tête d'une somme inopinée. Qu'elle soit limitée et que Nathalie n'ait pas choisi l'Euromillions pour rêver n'y change rien. De toute façon elle ne comptait pas gagner quelque chose. Pas vraiment. Elle comptait seulement s'autoriser, toute la journée, au jeu des hypothèses.
Et si je gagne tant, je m'achète..
Et si je gagne tant, je donne tant à ...
Et si je gagne tant, peut-être je pourrais en épargner un peu..
Et si je gagne tant, est-ce que je le dis à ...

Dans le sac à main de Nathalie aujourd'hui, en plus du fatras habituel, il y avait ce carré de papier brillant et dessus, une étoile vierge à gratter bientôt, en attente d'être révêlée. Nathalie aujourd'hui fut Perrette portant son pot au lait, mais plus sur sa tête comme autrefois.

Et puis, revenue de chez Manpower où il n'y avait rien pour elle, elle a sorti son Banco, elle a gratté :


Deux euros, quand on en a misé un, c'est juste assez pour se payer un nouveau rêve, tout en rentrant dans ses fonds.



Pour ceux qui veulent faire pareil que Nathalie, ce tableau péché sur le site de la Française des Jeux, sur les rapports du nombre de gains et de la valeur des gains au Banco : sur 360 000 tickets émis, 83 274 lots, soit 1 chance sur 4,32 de gagner, est-il conclu... Disons qu'il existe certainement des hasards plus heureux.

nb de gains   

8
valeur

1 000 €
6 200 €
560 100 €
950 15 €
9 400 5 €
28 000 2 €
44 350 1 €




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