Une bouche de plus à nourrir

Quand nous marchons dans les couloirs du métro, des yeux nous regardent. Des yeux de papier prisonniers de leur affiches nous matent sans vergogne, nous font les gros yeux, nous font de l'oeil.

Nous, polis : on leur répond. On les regarde.
Et pendant que les yeux embusqués des images nous charment, nous appellent, nous oublions de nous regarder les uns les autres, nous les passants de chair, pas encore collés au mur.