Une bouche de plus à nourrir
Lu le très beau texte de Régine Détambel sur publie.net, Blasons d'un corps masculin. Déjà au début, cette phrase de Colette, assumée comme un programme : " Je détaillais la montagne avec un goût étriqué, menu, parfois subtil, de myope et de femme… "...
Lire la suiteJe signale qu'on vient de me signaler que des mains bleues courent dans la ville. On m'a promis une photo, j'attends. Mieux vaut tenir que courir. Car la même personne me signalait, il y a quelques semaines déjà : "je connais quelqu'un qui a vraiment...
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Ca faisait bien longtemps qu'on ne s'était pas vu, connaissance d'un ancien travail, et même nous arrivait de déjeuner amicalement, mais c'est passé : le temps, certainement. Et puis je n'appartiens plus au même cercle. Et puis peut-être a t-il cru un...
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Quand il a présenté ses mains comme ça, paumes vers le ciel, je savais déjà que c'était des mains travailleuses . Celles qui naturellement montrent d'elles la peau qui attrape le monde, pas la face que le monde regarde d'elles quand elles sont au repos....
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J'ai quelques mains en stock, mais pas de temps, même le quart d'heure qu'il faut pour une main. Et quand je délaisse ainsi ce petit espace d'écriture, je me sens à son égard comme avec un ami malade que je négligerais, que j'oublierais de venir visiter....
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Je venais de passer devant cette affiche rabachée, où l'on voit un adolescent blond penché sur une guitare, et où l'on nous propose : "Et s'il était aussi bon en physique?". Manière de racoller les parents anxieux pour des cours à domicile. Je tombe sur,...
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On lui demande de la présence, mais pas trop de mémoire. Sa main droite ne peut plus tenir d'épée, et c'est tant mieux si les armes qu'on lui a données sont inactives. Dans sa main gauche, elle conserve le bouclier.
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Curieux, comme les mains qui se disent "de travailleur" sont celles qui se présentent spontanément paume ouverte. Le visage l'était aussi, à ma demande saugrenue il a répondu par un sourire. Pourtant, ces mains m'impressionnaient : immenses, même si l'échelle...
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Matin, soleil. Je longe le grand parapet en béton de la place. Un vieux monsieur, maghrebin, profite de la clarté de l'air et se coupe les ongles. J'ai envie, bien sûr, de la photographier. Je vois aussi une femme entourée de gros sacs. Elle a disposé...
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