Toutes ces bagues léguées, avec leur poids qui n'est pas que celui de la pierre. J'ai parlé de quelques unes d'entre elles, de ce qu'on a reçu et comment on le réapproprie avec sa propre main, son propre faire, de comment ça nous accompagne des témoignages ainsi portés, qui vont plus loin que le vécu, que le visible de ce qu'on en donnera soi-même
Liens, héritages, attachements à l'ascendance et à la descendance. La main comme un arbre généalogique : si elle a des branches, c'est bien pour qu'on y accroche quelque chose.
Mais c'est sur la main aussi que l'on attache les signes de nos liens consentis. L'alliance, bien sûr, c'est le départ possible, ou bien la validation des engendrements. C'est la même histoire sans doute : s'inscrire dans un passé, se projeter dans un futur, faire qu'il y ait du lien entre les deux, et que ce lien soit constitué de tous nos attachements.
(Leurs deux noms gravés à l'interieur des alliances, en si petit qu'il faut une loupe, en si petit que c'est comme un secret entre eux)
(Le marié, faisant la vaisselle, lendemain de la fête, et disant à la mariée : "c'est bizarre cette sensation de la bague, j'ai l'impression d'avoir un pansement au doigt")
C'est la même histoire sans doute, mais moi j'ai vu aussi ces deux mains couchées côte à côte comme une promesse de faire dormir de la même façon les corps qui les prolongent, sans autre souci que celui-là. J'y ai vu aussi un attachement au présent. Longue vie au présent.
mon compagnon porte l'alliance de sa grand mère, sa mère la lui a donné le jour de son décès, des fois quand j'en ai marre, je lui dis qu'il est marié avec une morte
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c'est étrange, dans mon article j'allais déclarer comme une vérité absolue que seules les bagues de fiancailles se léguaient, pas les alliances... Sur les alliances portées à d'autres doigts<br />
que les doigts promis, connais-tu la nouvelle, la Venus d'Isle?<br />
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S
Steph
26/05/2009 07:47
Le présent - pour y dormir ? - ; pas faux comme les amants - accouplés déjà - sont hors le temps, dans la nature qui sommeille, prêts à laisser leur place : repus, repos.
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peut-être qu'habiter l'espace de son sommeil, c'est déjà la possibilité d'habiter mieux sa vie. Que ce présent là nous est mieux donné que celui de la veille, perpetuellement pollué de<br />
projections,de regrets. Merci pour votre visite, et pour vos textes sur phixions<br />
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