Une bouche de plus à nourrir
Nathalie est écrite, comme on le dit du destin. Nathalie est écrite mais voudrait s'écrire elle-même, aussi. Que sa vie ne soit pas seulement la résultante des classifications et des balistiques expertes qui en découlent. C'est peut-être une idée politique,...
Il a écrit cela de ses mains : "A nouveau, l’apparition des taches rouges dans les paumes, au moment où je reprends l’écriture de la séquence autour de laquelle s’articule « Nu intégral ». Je ne peux que constater la manière dont ces taches se superposent...
Identité nationale. C'est un débat qui laisse Nathalie perplexe. Sa propre identité lui semble si incertaine, déjà, elle pourtant bien moins complexe qu'une nation. Et si elle tente de se projeter comme élément constitutif, infinitésimal, de cette nation...
Entièrement dédiées à la conduite, au pilotage, elles s'accordent un moment d'inaction, pas de relâchement : la posture de l'étirement convient mieux certainement pour se délasser de la concentration sur le volant, sur la route. Ces mains, je présume,...
Je suis entrée dans la rame, j’étais pesante et usagée comme un vieux chaudron, aussi souple. Je prenais trop de place avec ma fatigue pour trouver seule à m’immiscer entre toutes ces jambes inertes et rejoindre la dernière place libre du carré. Alors...
Des amies attentionnées m'ont offert ces images de tarot des mains. Puisqu'on cherche partout des échos, me voilà à me demander si je suis plutôt aujourd'hui, proche de la carte "gain d'un procès ou d'une pétition", ou bien de celle "grande élévation...
Il a l'air de se demander vraiment ce que je lui veux. Il accepte, le mot est fort, du moins il ne refuse pas que je prenne ses mains en photo, et les laisse poser pour une seconde prise, quand je lui dis que la première est floue (la seconde aussi mais...
Entre midi et deux quand je peux je sandwiche netvibes, je mange en regardant l'écran, les nouvelles des sites amis. Entre midi et deux : un gond entre le matin et l'après-midi, qui si pas assez huilé grince fort en fin de journée. Je tombe sur ce texte...
Derrière une vitrine : un trou. Ce n'est pas tous les jours, un trou en vitrine. Les trous d'habitude on les cache. Les trous sont honteux, c'est comme ça. On met toujours quelque chose par dessus un trou, une culotte, un bouchon, un couvercle, une chape...
Laisser tomber les clés à molettes, les tournevis, les équerres. La poussière retombe sur l'atelier, juste ce qu'il faut pour que la lumière de l'été irise un peu l'oeuvre méticuleuse des travailleuses discrètes. Il apparaît alors que le texte, lui aussi,...
Nathalie Pages n'a pas forcément une conscience politique claire, et nous pourrons un jour regarder en détail les fluctuations de ses votes au gré des élections. Sa confiance envers les politiques : peut-être bien assez faible. Dans le baromètre de la...
23 millions de personnes lasses, qui n'y croient plus. 23 millions de personnes trop occupées hier. 23 millions au dessus des enjeux politiques, ou bien à qui on ne la fait plus. 23 millions de personnes de gauche ou de droite pour qui la droite ou la...
Que se passe t-il? Il semble qu'extérieurement tout soit comme avant dans la vie de Nathalie, et pourtant tout a changé. Dans l'opacité des pensées de Nathalie, peut-être à la faveur d'un heureux hasard, ou bien d'une légère surchauffe, un infime court-circuit...
A la faveur de quelques commentaires gentiment réprobateurs, je m'interroge sur le destin de Nathalie Pages. Il semblerait en effet que je ne lui facilite pas la vie, et que les catégories censées la dessiner progressivement ne font que la défigurer....
Nous classons, nous sommes classés. Nous sommes quotidiennement rangés dans des catégories qui nous rapprochent, nous isolent. Nous vivons dans des tiroirs étanches et très peu coulissants. Le premier partage : l'attribution d'un sexe. Partage ou plutôt...
Pour le soin des mains , ces quelques conseils de la vingt-troisième causerie de l'excellent livre du docteur Monin, trouvé sur Gallica . (nb : clic droit sur le lien soin des mains sinon ça ne marche pas) Plusieurs remarques : 1- Et les hommes alors?...
Ces mains là, j'y pense depuis le début. J'avais son accord, mais j'attendais un moment privilégié (c'est un privilège que de la connaître, pourquoi le galvauder?) - Tu veux ma main avec ma bague d'empoisonneuse? J'ai rigolé, j'ai dit oui Elle a toujours...
Quand il a présenté ses mains comme ça, paumes vers le ciel, je savais déjà que c'était des mains travailleuses . Celles qui naturellement montrent d'elles la peau qui attrape le monde, pas la face que le monde regarde d'elles quand elles sont au repos....
La ville me manque. Les visages me manquent. Les innombrables visages croisés chaque jour dans le métro, qui ne me sont rien et pour lesquels je ne suis rien, et qui pourtant porteront toujours plus, donneront toujours plus que cette indifférence légitime...
Décrire les choses petites, se laisser accrocher par elles qu'un moment d'inattention écrase, c'est faire le pari qu'elles se réalisent exactement comme les grands mouvements dans lesquels nous sommes pris et qui parfois nous étouffent. (Je ne dis pas...
Vases communicants d'avril avec Loran Bart, Les lignes du monde. Merci à lui pour ce beau texte (pour l'image, cliquer dessus pour l'avoir en mieux ou ici) Ce texte est une divagation sur l’illustration d’Alain Gobenceaux intitulée Le Parcours jaune....
Ma fille, il y a quelques jours : - Maman, c’est fort comment un cyclone ? Moi, en lavant la vaisselle, en pensant aux choses à faire, aux choses à écrire, en surveillant la casserole sur le feu (moi : un gérondif tourbillonnant, peut-être pas assez présent)...
Se savoir vide, insuffisamment détaillé, ou incomplet - Pour remplir : collecter ce qui vient d’ailleurs - Que l'air lui-même soit une nourriture - La sagesse est trop vieille pour ne pas être pittoresque - La mémoire est juste bonne à être classée -...
Ils étaient en train d'écrire, chacun devant un écran, regardant l'image numérique de ce qui était censé être une vue, celle que leur personnage de fiction nouvellement créé et localisé pouvait contempler de chez lui. Je passais parmi eux : tous les textes...
Les gros sabots, les grosses godasses. On a beau faire, tenter d'être plus léger, toujours sous les pieds ça s'enfonce, toujours derrière soi c'est creusé, ravagé, ça fait des nids de poules, des flaques aussi pour l'eau des larmes, des contenants boueux...