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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:56

Vous aurez remarqué, sans doute, que je suis un peu paresseuse, sur ce petit tapis de gymnastique.

Les raisons?

Je pourrais dire : j'essaie d'avancer sur d'autres terrains. D'autres terrains? Des petits jardins partagés, des grands chantiers à ciel ouvert, mais aussi des galeries souterraines, sujettes à éboulement fréquent. D'autres terrains, aussi, où les mots ne me poussent pas. Hier, par exemple, il devait y avoir devant moi cet écran jamais bien net que j'époussette trop vaguement, et dans lequel s'entassent mes mots, passent ceux des autres. Grenier de mes vieilleries, de vos surprises. Les enfants devaient vaquer à leurs activités loin de moi, et moi, je devais m'acharner là, jamais bien nette devant cet écran. Et puis, de fil en aiguille, je vous passe les détails, c'est pas ça qui s'est passé, mais une journée dans l'herbe accompagnée d'amis et d'une grosse douzaine d'enfants, et nous n'avons rien fait d'autre que d'alterner stations à l'ombre et stations au soleil, en regardant les enfants s'éparpiller dans les arbres, ne revenir que pour picorer une chips, boire une goulée, et repartir en courant vers leurs jeux, auxquels ils s'adonnent avec une concentration et un sérieux très ressemblant a celui qui me tient quand je suis devant cet écran.


Et puis il y a cela aussi, que je me suis surprise à adapter mon rythme de publication aux commentaires de Delest. Je sais pas qui c'est, moi, ce Delest. Mais bon, c'est comme ça, depuis de long mois il vient à chacun de mes textes dire une petite chose qui souvent me fait sourire et parfois un peu pencher la tête de côté. Et comme je suis comme les vieux chiens, que j'aime bien les habitudes et les nonos donnés de mains régulières, quand j'ai pas eu mon commentaire de Delest, c'est comme si mon texte n'était pas fini.

Et voilà, peut-être bien que Delest aussi, il va sur d'autres terrains. Dans l'herbe, au soleil.

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Published by cécile portier
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commentaires

Souricette 20/04/2011 19:34


Les nouveaux couples (symboliques) du web: la webmastrice et le commentateur. Pour ma part, je ne crois pas du tout à cette histoire de vieux chien. Vous prenez des racines pour des lanternes...


Alice M 08/04/2011 16:45


"à la va comme je te pousse", encore une belle expression. Je fais la collec'. Se "dépatouiller", j'aime beaucoup aussi. Tous ces mots se promènent tranquillement sur la langue et se disent sans
effort, ils ne sont pas m'as-tu-vu.


cécile portier 08/04/2011 23:37



Ah, vous vous me plaisez décidément!



delest 08/04/2011 12:22


Rho. Voilà que je suis promu au rang d'herbe aromatique, maintenant... Bon, puisque c'est comme ça, je vais dire un truc, alors.
Je me suis toujours dit que, si d'aventure je devais tenir un blog, je me glisserais incognito parmi les commentateurs, avec la ferme intention de n'être pas le moins impertinent. J'écrirais des
textes délicieux pour le simple plaisir de les escornicher. A la fin, bien sûr, j'aurais ciselé le commentaire d'abord. Au texte ensuite de se dépatouiller, à la va comme je te pousse, dans un rôle
de prologue et de faire-valoir.

Au fait tiens, et si c'était, ici, déjà le cas ? Ah non, bien sûr, Delest ne saurait être Cécile Portier elle-même, ce serait trop invraisemblable...


cécile portier 08/04/2011 23:36



Ah, cher Delest. Vous me rassurez. J'avais peur qu'un coup de soleil ne vous ai emporté. Quoique, dois-je me rassurer sur votre état de santé, compte tenu de la teneur de votre scénario à la
"Psycho"? (et je ne dis pas qui de nous deux serait le tenancier d'hôtel et son dédoublement en momie-mummy....)



Alice M 07/04/2011 18:36


Ben Delest doit être drôlement fiérot de savoir que petite racine attend son commentaire !
j'aime bien ce texte, pour sa simplicité. Et aussi pour "de fil en aiguille je vous passe les détails" : cette phrase est parfaite, c'est tout un programme, on embarque, on y va, tous ces détails
non dits, on les voit défiler à toute vitesse, on les imagine rapido pour arriver d'un trait au bout de l'aiguille.


cécile portier 08/04/2011 23:33



Eh bien tant mieux, Alice, si vous y étiez aussi, car on s'est bien amusés ce mercredi là et je suis contente de vous avoir compté parmi nous!